J'ai participé récemment au dernier Salon des MPA (meilleures pratiques d'affaires en qualité) organisé par le Mouvement québécois de la qualité. Une quarantaine d'entreprises impliquées en management par la qualité ont présenté des projets d'amélioration continue à l'aide des méthodes et outils de la qualité.  C'était très bien fait et très intéressant pour voir comment la qualité s'applique concrètement dans un milieu de travail et apprécier les bénéfices tangibles qu'on peut en retirer.

Ce qu'il y a de nouveau depuis quelques années, c'est l'émergence de la qualité dans les services.  Pendant longtemps, les gestionnaires du milieu des services regardaient de haut les méthodes qui ont fait le succès de Toyota, Apple ou Pratt & Withney parce qu'elles venaient du secteur manufacturier.  Mais ceci est en train de changer.  Plusieurs ont compris maintenant que la qualité s'applique vraiment partout, il suffit simplement d'adapter ces méthodes à son environnement et sa culture d'entreprise. Par exemple, Desjardins, le CHU et même une école ont présenté des projets fort intéressants d'amélioration de la qualité des services avec les méthodes de la qualité.

Il était temps qu'on s'y mette
car il y a énormément à faire dans ce domaine au Québec.
 
 
Innovation, invention, amélioration, de quoi parle-t-on au juste ?  Depuis quelques temps, on ne parle plus que d'innovation dans les médias, les conférences ou les départements marketing des entreprises.  C'est le mot IN  et à la mode, une sorte de panacée pour tous les maux et difficultés de nos entreprises.  Mais alors c'est devenu la confusion la plus complète parce qu'on mélange tout et on ne sait plus trop finalement ce dont on parle.  Or, les mots ont leur importance et leur sens en marketing et management, il faudrait peut être commencer à tenter d'y voir clair...

Certains nous parlent d'innovation pour invoquer un changement organisationnel ou culturel dans l'entreprise ou encore l'implantation d'une nouvelle méthode de gestion.  Un inventeur dira qu'il a innové en créant un nouveau bidule quelconque très avant-gardiste mais celui-ci ne sera jamais mis en marché comme des millier d'autres inventions.  Enfin, un autre dira qu'il a innové en améliorant un produit existant ou en implantant un concept de service qu'il a plus ou moins copié d'un concurrent.  Il faut bien comprendre que tout ceci n'est pas de l'innovation à proprement parler.

D'un point de vue marketing stratégique, l'innovation consiste à investir des ressources importantes (financière, humaine, connaissance, R&D) dans le but de créer un nouveau produit, service ou concept qui va amener de la valeur ajoutée et de la nouveauté dans un marché.  Cette innovation peut être soit radicale ou mineure mais dans tous les cas,  elle doit être un succès au marché, sans quoi ce ne sera rien d'autres qu'une invention qui n'a pas trouvé preneur au marché.  À titre d'exemple, Apple a investit 500 M $ pour développer le premier Iphone qui a totalement révolutionné le marché des mobiles. Ce fut un succès fantastique de sorte que maintenant 60 % des revenus de cette firme innovatrice par excellence proviennent du Iphone. Cette stratégie radicale a fonctionné mais attention, elle était extrêmement risquée.  En comparaison, Black Berry a investit le même montant dans la création de sa tablette, mais celle-ci a été un échec lamentable au marché, ce qui aurait pu causer sa perte.  Il faut en conclure que l'innovation peut être une très bonne stratégie mais pas nécessaire applicable dans toutes les circonstances économiques et de marché. Avez-vous le budget de R&D qu'il faut, les ressources humaines, l'expertise technologique ou le montage financier approprié pour supporter un tel projet ?  Si vous répondez non à une de ces questions, il se peut que l'innovation ne soit pas pour votre firme, à tout le moins à court terme.

C'est donc un mythe tenace de croire que l'innovation est toujours la bonne stratégie de développement à adopter dans toutes les situations de marché. Des études sérieuses démontrent en effet que plus ou moins 20-25 % des firmes au Canada font véritablement de l'innovation.  Ce qui implique alors que plusieurs autres ne font pas ou bien peu d'innovation comme telle.  Leurs stratégies seront alors bien plus de l'imitation, de l'amélioration continue, de l'extension de ligne de produits existants ou de l'acquisition d'innovation (brevets, marque de commerce) développée par d'autres joueurs. Et ces stratégies lorsque bien utilisées peuvent elles aussi conduire au succès, contrairement à ce que l'on pourrait penser.

 
 
J'ai participé récemment au salon des Meilleures pratiques d'affaires du Mouvement québécois de la qualité (MQQ).  Une quarantaine d'entreprises québécoises parmi les plus avancées au Québec en management par la qualité y ont présenté des projets d'amélioration continue fort intéressants.  Il est toujours très intéressant de constater le niveau d'avancement des pratiques en qualité au Québec.  Certaines de nos entreprises sont véritablement des championnes très avancées dans ce domaine, je pense notamment à IBM Bromont ou Pratt & Whitney à Longueuil.  Je suis très impliqué dans ce domaine depuis des années et j'ai été en mesure de constater de visu à travers des dizaines de mandats réalisés en entreprise comme consultant l'évolution de nos belles entreprises dans ce domaine. Et cette évolution est phénoménale, rien de moins.

Je me rappelle d'un temps pas si lointain, au début des années 90, ou la présidente d'une PME m'avait expliqué qu'elle devrait taire le nom des pratiques en qualité pour être en mesure de les implanter. Car selon elle, tous les cadres étaient très réfractaires à des mots comme Kaizen, ISO, amélioration continue ou gestion des processus.  Cette dame a implanté toutes ces méthodes (sans en mentionner le nom) et aujourd'hui, cette usine est l'une des premières au monde dans son domaine.  C'est au point maintenant où la plupart des entreprises utilisent des pratiques de la qualité sans même le savoir.  J'ai assisté au dîner de la remise des Grands prix québécois de la qualité et j'ai été très fier de constater que la firme FORDIA a remporté avec brio le grand prix cette année.  En effet, j'ai eu la chance d'effectuer un sondage de satisfaction de leur clientèle voilà quelques années, sondage effectué à travers le monde dans 3 langues.  C'est une superbe belle entreprise qui est passé de PME à multinationale en une dizaine d'années, leader mondial dans son domaine, producteur de pointes en diamant utilisées pour le forage dans les mines.  Félicitations à Fordia et à son président M. Paquette, un vrai leader et un visionnaire.
 
 
Le sociologue Alvin Tofller avait prédit voilà bien longtemps le phénomène de l'accélération du changement. C'était bien avant l'arrivée de l'Internet en 1995 qui a bouleversé complètement la façon de faire des affaires mondialement. Et maintenant, c'est de plus en plus le règne de l'instantané avec les médias sociaux et le corollaire de tout cet environnement ultra rapide c'est la pensée magique.  Un véritable fléau maintenant je trouve...

Récemment, un jeune capital risqueur exprimait sans sourire dans un sérieux journal d'affaires ce qu'il demandait à un jeune entrepreneur voulant lancer une entreprise : il doit pouvoir m'expliquer en 20 secondes (vous avez-vous bien lu, pas 20 minutes...) ce qu'est l'essence de son projet d'affaires et surtout comment il va faire de l'argent et ce, rapidement.  S'il ne peut faire cela, son projet n'est même pas retenu pour une deuxième analyse plus poussée. La pensée magique je vous dis... Des centaines de jeunes entrepreneurs qui ont parfois de bons projets ne pourraient probablement pas passer ce test ultime et seraient automatiquement recalés.  La pensée magique ne vous mènera nulle part sinon à l'échec et au découragement.  Le succès proviendra bien plus du courage, de la persévérance et du peaufinement de votre projet d'affaires avec de vrais spécialistes dans le domaine.

Autre exemple.  L'autre jour je regardais une émission populaire où en 30 minutes bien comptées, des consultants improvisés rencontrent une grande firme cliente avec une problématique particulière, le lancement d'un nouveau produit dans ce cas.  Alors, on les voit élaborer à toute vitesse une solution pour régler le problème du client (avec un diagnostic plutôt douteux sinon inexistant) et expliquer comment celui-ci pourrait l'implanter.  Il ne faut pas oublier que l'émission est commanditée par un fabricant de technologie d'information qui se sert de cette émission comme plateforme pour pousser ses propres produits sans se soucier le moins du monde du conflit d'intérêt évident.

Alors, les deux consultants suggéraient rapidement de monter toute une campagne de lancement d'un nouveau produit et il tentait de vendre l'idée que cela pourrait se faire en deux semaines et avec un succès presqu'assuré en prime.  Sans être un expert, vous comprendrez vite que leur solution en apparence plausible n'est souvent que de la poudre aux yeux qui s'inspire dangereusement de la pensée magique. Selon moi ce serait plutôt un échec assuré.  Enfin, si je peux me permettre ce petit conseil, tenez-vous loin de ses faiseurs d'image peu sérieux qui de plus dénaturent le vrai métier de consultant en management et marketing.  Chose certaine, on ne peut pas lancer un véritable nouveau produit de rupture dans un délai de quelques semaines avec succès, c'est juste impossible.
 
 
Regardez vous l'émission Dans l'oeil du dragon à Radio-Canada.  J'ai regardé celle à CBC cet hiver et maintenant celle sur la chaîne française de R.C. J'en conviens c'est plutôt amusant, mais franchement c'est du show business rien de plus. Je trouve cela navrant et même parfois insultant pour les vrais entrepreneurs qui vont se faire planter allègrement devant des milliers de spectateurs même s'ils ont à l'occasion de bons projets d'affaires.  Si vous avez un bon projet d'entreprise, vous seriez bien mieux servi et améliorerez vos chances de succès de beaucoup en travaillant avec un conseiller sérieux et expérimenté en matière de démarrage d'entreprise. 
En effet, juste en 2011, j'ai personnellement coaché l'élaboration du plan d'affaires d'une dizaine d'entreprises en contexte de démarrage.  Le lancement et démarrage d'entreprise se compare selon moi à tenter de passer au travers d'un champ de mines.  Il y a tellement d'écueils et de difficultés à surmonter que si vous êtes seul et mal entouré, il y a bien peu de chances que vous y arriviez.  Avec un conseiller en management expérimenté, vous augmenter vos chances de succès d'au mois 50 % et dans certains cas de 100 % avec un bon projet. Si votre projet est vraiment nul, n'ayez crainte, vous allez le savoir rapidement, mais avec respect et toujours dans le but de vous aider.  Ce sera moins pénible que de vous faire planter devant des milliers de téléspectateurs en heure de pointe.
 
 
Le roi est mort, vive le roi comme on dit.  Steve Jobs, le fondateur et l'âme de Apple, est décédé récemment à l'âge de 56 ans seulement, et la petite planète qu'est devenue notre monde grâce à lui notamment a tremblé.  On le compare à Ford ou Marconi, des hommes qui ont marqué leur temps de façon très décisive. Il a révolutionné à lui seul au moins 5 ou 6 différentes industries (informatique, médias, édition, musique, téléphonie, film avec Pixart), pas si mal pour un gars qui était un dropt out et qui n'avait même pas terminé son niveau collégial. Un véritable visionnaire et innovateur ce Jobs, un génie du marketing et de la gestion de marque, produit typique de la Silicon Valley d'une certaine époque. Il a quand même pris une compagnie en quasi faillite et l'a relancée avec brio au point qu'Apple a été pendant un temps récemment la PREMIÈRE compagnie au monde pour la capitalisation boursière (plus de 350 Milliards de $).  Faut le faire... Le magazine TIME lui a consacré un édition spéciale et je vous encourage à lire ce reportage très intéressant.  Aussi une biographie autorisée sortira bientôt paraît-il, selon cet article du TIME.
 
 
Une trentaine de conseillers en management ainsi que quelques entrepreneurs ont participé à une conférence que j'ai récemment donnée en collaboration avec le Réseau des conseillers en management du Québec (RCMQ). Le thème abordé était : Plan et modèle d'affaires gagnants en démarrage d'entreprise.  Si vous êtes intéressé par le sujet, une présentation Powerpoint est disponible, vous n'avez qu'à en faire la demande par courriel.  Un sondage a été effectué a la fin de l'activité et environ 85% des participants se sont déclarés satisfaits et très satisfaits de la qualité de la présentation et du conférencier.
 
 
Si vous êtes intéressés à comprendre comment la culture de masse est fabriquée et diffusée à travers le monde, je vous recommande chaudement l'impressionnante étude de marché de Frédéric Martel appelée : MAINSTREAM. Ce docteur en sociologie a passé 5 ans de sa vie à mener une enquête en profondeur qui l'a menée dans tous les grands centres de production de la culture à travers le monde. Il a réalisé quelques 1,250 entrevues avec tous les leaders importants des industries créatives de la planète pour comprendre les rouages complexes et le fonctionnement de cette industrie. Vous y trouverez des révélations inusitées, par exemple saviez-vous que dorénavant 60 % des revenus des grands studios d'Hollywood proviennent de l'extérieur des États-Unis pour les grandes productions cinématographiques.  Ce qui aura pour effet de modifier le casting dans les films américains grand public.  On y verra de plus en plus d'acteurs étrangers aux traits asiatiques ou latino-américains. pour plaire à ces marchés.

Aussi, il est fort intéressant de constater de quelle façon toutes les composantes des industries créatives sont maintenant de plus en plus intégrées et inter reliées entre elles.  D'un roman à succès, on fabriquera un grand film populaire qui ensuite sera diffusé sur toutes les plateformes médiatiques (TV, WEB, CD, mobile) et on produira aussi des tonnes de produits dérivés et de grandes campagnes de promotion pour promouvoir et financer le tout.  Enfin, on voit se profiler une guerre à grande échelle à savoir quelles puissances économiques influencera le plus et contrôlera les valeurs et les esprits de population entière, entre les américains, les chinois ou encore les grandes fortunes du Moyen-Orient.  Rendez-vous sur le site de l'auteur pour plus d'information :fredericmartel.com.
 
 
Tout récemment, j'ai assisté à l'événement de l'automne 2010 très couru par la tribu marketing intitulé : THE ART OF MARKETING. Ce fut un genre de conférence coup de poing où six des plus importants gourous marketing de l'heure ont tenté de nous dire qu'ils avaient découvert le saint Graal et que le Web 2.0 allait révolutionner le monde des communications et que les principes fondamentaux du marketing sont désormais caduques.  Oui c'est vrai que le WEB 2.0 est en train de changer beaucoup de choses et nous ne pouvons pas faire comme si cela n'existait pas.  Mais attention ! Il y a bien des situations où le WEB 2 et les stratégies basées sur les réseaux sociaux ne s'appliquent pas du tout de la même façon. Par exemple, dans le domaine industriel ou B2B, on voit mal comment on pourrait vendre ses produits dans ce domaine en utilisant les réseaux sociaux. Ceci dit la conférence était quand même fort intéressante et sur certains points plutôt décapante, particulièrement la présentation portant sur le marketing international. Le conférencier, Max Lenderman, est un gars qui a beaucoup roulé sa bosse dans le monde pour le compte de grandes agences mondiales. Il démontrait comment se pratique le marketing dans un certain nombre de pays, par exemple en Chine, en Russie ou en Inde. Quel dépaysement total ! Juste pour cela, ça valait la peine d'être là.  Je vous réfère à son livre pour en savoir plus.

Lenderman Max, Brand NEW World, Collins, 2010.
www.experiencethemessage.com
 
 
Dans les récentes années, nous avons assisté une dizaine de groupes ou d'entrepreneurs qui voulaient lancer une nouvelle entreprise. Deux entreprises que nous avons assistées ont même gagné des prix d'excellence. Pas facile le métier de démarreur d'entreprises. Il faut aimer le risque et l'aventure et trouver un concept d'affaires qui sera fort et très original. Malgré les difficultés, c'est quand même passionnant pour quiconque a du sang d'entrepreneur dans les veines et a le goût de prendre sa propre destinée en main.  Il existe beaucoup de ressources et de sites Web pour vous aider en cette matière, ainsi que de nombreux programmes de soutien aux jeunes entrepreneurs. Toutefois, les embûches sont tellement nombreuses dans ce domaine que vous augmenterez de beaucoup vos chances de succès si vous utiliser les services d'un conseiller spécialisé en cette matière.  Aussi, si vous travaillez avec un partenaire ou un associé, vous pourrez partager les tâches et les risques et ce sera aussi une source de réconfort et de motivation quand viendront les moments plus difficiles inhérents à ce type de projet.